Free Web Hosting Provider - Web Hosting - E-commerce - High Speed Internet - Free Web Page
Search the Web



Michel de Certeau. 

" Cet essai est dédié à l’homme ordinaire. Héros commun. Personnage disséminé. Marcheur innombrable. En invoquant, au seuil de mes récits, l’absent qui leur donne commencement et nécessité, je m’interroge sur le désir dont il figure l’impossible objet. A cet oracle confondu avec la rumeur de l’histoire, que demandons-nous de faire croire ou de nous autoriser à dire lorsque nous lui dédions l’écriture que jadis on offrait en hommage aux divinités ou aux muses inspiratrices ?

Ce héros anonyme vient de très loin. C’est le murmure des sociétés. De tout temps, il prévient les textes. Il ne les attend même pas. Il s’en moque. Mais dans les représentations scripturaires, il progresse. Peu à peu il occupe le centre de nos scènes scientifiques. (…) Le nombre advient, celui de la démocratie, de la grande ville, des administrations, de la cybernétique. C’est une foule souple et continue, tissée serré comme une étoffe sans déchirure ni reprise, une multitude de héros quantifiés qui perdent noms et visages en devenant le langage mobile de calculs et de rationalités n’appartenant à personne. Fleuves chiffrés de la rue "

                                                                                                       Michel de Certeau


" Venez, entrez dans le cercle, nous allons nous pousser pour vous faire place. Nous vous attendios. Si de lui nous n’avions gardé qu’une parole, qu’une évidence, ce serait celle-là qui lui était si familière, si nécessaire, qui disait sa plus intime conviction : il faut toujours " faire place à l’autre " " 

                                                                                                          Luce Giard




" Comment le définir, le saisir et le localiser ? Est-il localisable dans un lieu, une discipline ou une idéologie, lui qui a fait du voyage sa quête et sa vocation par delà toutes les géographies, les idées, les races et les couleurs ? " Marcher, c’est marquer " ; " penser, c’est passer ". Autant de proverbes scintillants, réunissant le sens et la puissance d’une pensée perpétuellement en mutation, une pensée singulière mais aspirant à l’universalité. Le marcheur ou bien, selon notre coup de cœur, " l’itinérant errant " (" l’itin’errant " ose-t-on dire encore) est celui qui marche aux confins d’une marge laissant une marque. Sa trace est sa disparition dans la masse en faisant abstraction aux délices de la place. Ainsi était Michel de Certeau dont l’amour du prochain et la quête de l’altérité détournent toute description fantaisiste ".

                                                                                                      Mohamed Zine




a.. Michel de Certeau (Luce Giard)
b.. A qui s’éloigne (Luce Giard)
c.. Ecritures (Michel de Certeau)
d.. L’Odyssée de l’écriture (Mohammed Zine)
e.. L’écriture du voyage (François Hartog)


Copyright (c) 1999 - 2000 - Wled El Bahdja - All Rights Reserved